J’ai mis mes limites (et en suis fière)

Nathalie, 43 ans

A mon arrivée à l’arrêt de tram, un homme me sourit et me dit bonjour. Je l’ignore car je n’ai pas envie de lui parler. Il continue alors que je passe devant lui, je continue à l’ignorer en m’éloignant. Puis je regarde le panneau d’affichage des horaires en l’air, dans sa direction et il me le lit tout haut. Je continue à l’ignorer mais apparemment, ce n’est pas clair pour lui. Il m’interpelle alors « Madame ». Je l’ignore toujours. Son interprétation : elle est sûrement folle de moi et attend que je m’approche ;o)

Il s’approche et me dit « Madame... », avec le geste d’un briquet, il avait sorti une cigarette. Je lui ai dit : « Monsieur, si j’avais envie de parler avec vous, vous seriez au courant. » Il dit, « Mais je demande juste du feu gentiment ». J’ai répondu : « Moi je vous dis gentiment que je n’ai pas envie de parler avec vous ». Il tourne les talon puis se retourne vers moi en disant : ’c’est du racisme, c’est ça !?’
Là, c’était trop ! J’ai crié : « Oui, mais bien sûr, quand une fille ne veux pas qu’on lui parle c’est qu’elle est raciste ! » Il a crié aussi (je ne sais pas quoi) puis est revenu. Il ne comprenait vraiment pas que je ne veuille pas lui parler. Je lui ai dit, que je dis ça à tout le monde (la vérité, c’est que je dis ça à tous les irrespectueux qui dépassent mes limites, pas à tout le monde). Puis j’ajoute : « Et ça n’a rien à voir avec le racisme, comme ça vous savez ! ».

Il s’est éloigné et je n’ai plus vu le bout de son nez :o) J’étais fière de moi. Mais énervée, hélas.


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