Un « webinar » sur la prévention des violences

Chaque année, les violences tuent 1,6 millions de personnes dans le monde et touchent la santé de millions d’autres. C’est pourquoi, en 2002, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a mis la prévention des violences parmi ses priorités. Depuis, elle diffuse du savoir et savoir-faire afin de permettre aux autorités publiques et acteurs de terrain de profiter de ses données centralisés.

L’une des manières de diffuser ce savoir est le « webinar », ou séminaire en ligne. Le 2 décembre dernier, Garance a eu l’occasion de participer à une session, avec pour thème l’identification des méthodes de prévention les plus efficaces.

L’OMS a choisi sept stratégies de prévention particulièrement prometteuses, et pour chacune de ces stratégies, propose un rapport sur les actions de prévention qui marchent :

  • Développer des relations stables et nourrissantes entre enfants et parents ;
  • Développer les compétences de vie chez les enfants et adolescents ;
  • Réduire l’accessibilité et l’usage nocif de l’alcool ;
  • Réduire l’accessibilité d’outils mortels (armes à feu, couteaux, pesticides) ;
  • Promouvoir l’égalité entre femmes et hommes ;
  • Changer les normes sociales et culturelles qui soutiennent la violence ;
  • Etablir des programmes de dépistage et de soutien pour les victimes.

Il est intéressant de savoir que des interventions pour développer des compétences de vie portent plus de fruits quand elles ont lieu tôt dans l’enfance. Le concept des « compétences de vie » englobe, entre autres, des compétences que visent aussi les formations de Garance : la confiance en soi, la conscience de ses limites et besoins, la relaxation, la gestion des émotions, la gestion de conflits, l’analyse critique, le respect de la différence... L’efficacité exige aussi un nombre suffisant d’heures d’animation ou encore la répétition à des âges différents. En ce qui concerne les mesures d’égalité, outre les lois et les campagnes de sensibilisation, l’OMS met en avant les actions dans les écoles (y compris des programmes comparables à l’autodéfense) et les programmes communautaires, ancrés à l’échelle locale et intégrant les femmes ET les hommes.

Par ailleurs, l’OMS fait remarquer que très peu de programmes évaluent leur impact à moyen et long terme et qu’il n’existe pratiquement pas de données pour les pays en voie de développement. Avec comme conséquence que les décideurs politiques financent des actions de prévention à l’aveuglette, au lieu de concentrer les ressources disponibles sur ce qui marche. Ces mêmes décideurs sont responsables pour le manque d’évaluations d’impact, car ils n’encouragent ni ne financent des études à cet effet. C’est particulièrement flagrant pour les actions de promotion d’égalité des chances et, plus encore, pour la lutte contre la maltraitance des personnes âgées.

Le sujet vous intéresse ? Ce n’est pas trop tard ! Vous pouvez télécharger la présentation ou regarder l’enregistrement ici. Vous pouvez aussi participer au prochain séminaire en ligne (en anglais), qui aura lieu le 17 février et portera sur la prévention des violences sexuelles et conjugales. C’est gratuit et c’est chouette !


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