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N° 105 – Mai 2021



Des ateliers d'autodéfense pour femmes en situation de handicap physique en ligne


Dans le cadre du projet international No Means No, Garance organise plusieurs ateliers découvertes de l'autodéfense verbale et physique pour femmes en situation de handicap physique (en français et en anglais, en ligne) en mai et juin. Certains ateliers ont déjà eu lieu et ont été des moments de partages très appréciés des participantes. Les participantes y ont (re)découvert qu'elles ont beaucoup plus de capacités en termes de sécurité qu'elles ne l'imaginent et en sont ressorties plus confiantes dans leur façon d'appréhender leurs interactions avec le monde extérieur.

Prochaines dates d'ateliers en ligne (en français): le samedi 29 mai (complet) et le mardi 15 juin (9h30-12h).

Nous pouvons également organiser en présentiel, sur demande, des ateliers pour femmes en situation de handicap physique pour un groupe déjà constitué de femmes (dans le respect des règles sanitaires).

Renseignements et inscriptions : dvagarance@gmail.com

Pour le site du projet, c'est ici:  www.nomeansno.eu


Des nouvelles de Garance 

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Programme d’été de Garance

Notre  programme d'été est là.

Parce que nous sommes pressées à l'idée de vous revoir en vrai, et que la santé de toutes reste notre priorité, Garance a multiplié les dates pour pouvoir nous ajuster aux mesures sanitaires : nous sommes fin prêtes pour redémarrer sur les chapeaux de roue dès que nous y serons autorisées.

Bloquez les dates des stages qui vous tentent ! Notamment ceux prévus les 3 et 4 juillet et les 5, 6, 7, 8 juillet en soirée !

Nous avons également multiplié les formats (des stages en 2 jours ou en 5 jours) et bien entendu, les mesures sanitaires seront scrupuleusement respectées.

Tous nos stages d'été seront organisés dans nos locaux.

Info et inscriptions : contactez-nous

"Femmes au parc !"  

Faire face au sexisme, courir, explorer en marchant : nos activités continuent dans le parc L28/Belgica/Pannenhuis/Bockstael ! 

Si vous habitez ou vous fréquentez le parc et ses environs, n'hésitez pas à vous inscrire ou à demander plus d'information par mail ou par téléphone : 0488 34 65 92). Le programme complet. A bientôt.

Garance consultée 

Le GREVIO, le comité d'expert.e.s pour évaluer la mise en oeuvre de la Convention d'Istanbul, a pointé la Belgique du doigt, entre autres, pour le manque de concertation des pouvoirs publics avec la société civile. Depuis, les lieux de consultation se multiplient, et c'est tant mieux. Ainsi, Garance a intégré comme une de trois associations féministes le comité de suivi pour le Plan intrafrancophone de lutte contre les violences faites aux femmes et a participé à la première réunion le 7 mai. Nous avons également participé à la consultation organisée par l'Institut pour l'égalité des femmes et des hommes en vue du futur Plan d'action national de lutte contre les violences basées sur le genre le 11 mai. A toutes ces occasions, nous tapons sur le même clou de la prévention primaire, mais tentons d'améliorer aussi les autres mesures proposées, par exemple en les rendant plus inclusives.


Des nouvelles du monde 

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Féminicides: nos mortes 

En 2021, au moins 13 femmes ont été tuées pour le seul fait d'être des femmes. Depuis le début de l'année, nous constatons une accélération des féminicides en Belgique, mais aussi dans d'autres pays. Il est fort probable que nous sommes témoins de plus d'un an de pandémie et son impact disproportionnel sur les femmes. Or, nous ne voyons pas (encore) les pouvoirs publics prendre action, comme par exemple en Autriche (voir ci-dessous) pour éviter que le décompte augmente encore.

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Féminicides en Autriche

Après 9 féminicides en quatre mois, l'Autriche (population 8,5 millions) se révolte : interruption d'une conférence de presse par une ministre pour en parler, prise de position du président fédéral, organisation d'un sommet au Ministère de l'Intérieur endéans les 2 jours ouvrables après le dernier cas, promesse d'une analyse des féminicides des derniers 10 ans et un appel de tous les partis démocratiques pour plus de prévention. En plus, 200 artistes demandent dans une carte blanche d'aller plus loin, avec une nouvelle politique de lutte contre les violences faites aux femmes, y compris en valorisant le travail des associations féministes. Et qu'il s'agit bien d'un continuum de violences sexistes est démontré par l'auteur présumé du neuvième féminicide : l'homme est nationalement connu pour avoir attaqué une élue écolo en justice parce qu'elle l'avait dénoncé pour harcèlement sexiste en ligne. Malheureusement, quatre nouveaux féminicides ont eu lieu depuis le début de cette petite révolte, démontrant qu'il faut des actes et de l'argent en plus des belles paroles pour stopper la violence.

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Confronter les auteurs aux Pays-bas

Une nouvelle loi sur les droits des victimes rend désormais la présence des inculpés pour violences graves et/ou sexuelles obligatoire pendant leur procès. Cela doit donner la possibilité aux victimes - ou aux proches des victimes dans le cas d'homicides – de confronter l'auteur avec les conséquences de ses actes pour elles. Ce droit de parole des victimes ne doit pas nécessairement apporter des faits pertinents pour le procès et aura sa place avant le réquisitoire du ou de la procureur du roi qui pourra, de cette manière, en tenir compte dans la formulation de la peine exigée. Il y aura également un droit de parole dans les séances où on décide de la libération conditionnelle d'un condamnée.

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Conséquences genrées de la crise

Sans surprise, les femmes subissent de plein fouet la crise sanitaire ! Très présentes sur le terrain depuis le début de la pandémie (soignantes, caissières, aide-ménagères, …), surreprésentées dans les boulots précaires (rappelons que les femmes sont majoritaires dans les mi-temps imposés et dans le travail du care), avec des salaires toujours inférieurs aux hommes, c'est sur elles que pèse la charge mentale à la maison et en famille (éducation des enfants, gestion du foyer, …). Ces métiers féminins, dont le côté essentiel n'est plus à prouver, restent pourtant sous-valorisés et négligés dans les plans de relance post-covid. Si cette crise a mis en lumière les inégalités persistantes entre hommes et femmes, une reconnaissance de la pénibilité de ces métiers essentiels se fait attendre !

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Le certificat d'Université en Genre et Sexualité débarque à Charleroi

Cette formation organisée par l'ULB et le CAL de Charleroi permettra aux participant.e.s de mieux appréhender le genre : le définir, en saisir la complexité et la richesse, et le décliner dans diverses disciplines et thématiques. Deux éditions de la formation sont organisées en parallèle, vous pouvez donc la suivre au choix à Bruxelles (à partir de novembre 2021) et à Charleroi (à partir de février 2022)..

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Manifestations contre les VFF au Québec

Dix femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint en seulement 4 mois au Québec. On y observe une nette recrudescence des violences faites aux femmes, puisqu’en comparaison 12 féminicides avaient été commis en 2020. Dès lors, des milliers de Québécois.e.s ont décidé de manifester contre les violences subies par les femmes, particulièrement en ces temps de crise sanitaire. En effet, nombre de femmes témoignent de la surveillance des textos, l’interdiction de sortir du foyer, la présence continuelle du conjoint qui étouffent tout sentiment de liberté et reflètent bien la tension grimpante au sein des domiciles. Le gouvernement du Québec a décidé d’allouer 149 millions d’euros d’aide supplémentaire pour lutter contre les violences faites aux femmes, mesure saluée par les associations de terrain mais également décriée comme « mesure de rattrapage ».

La science dit  

Les huit étapes vers le féminicide  

Quand on s'intéresse aux féminicides, on se rend vite compte que dans nombre de cas, il y avait des signes précurseurs, signes qui n'ont pas permis à la police, par exemple, de protéger la victime de manière efficace. Jane Monckton-Smith s'est penchée dans un article récent sur la question comment mieux identifier ces signes. En analysant les 372 meurtres de femmes par leur (ex-partenaire) qui ont eu lieu au Royaume-uni entre 2012 et 2015, elle fait émerger le déroulement typique d'une relation qui finit en féminicide : des antécédents violents connus de l'auteur, de la précipitation de l'engagement des partenaires dans la relation, le changement du comportement de la victime qui s'adapte aux attentes de son partenaire, le contrôle coercitif qui maintient la victime à sa place subordonnée, jusqu'à l'événement qui annonce la perte de contrôle de l'auteur sur la victime. S'en suivent l'escalade du contrôle, la « pensée de la dernière chance » (quand l'agresseur se rend compte qu'il a perdu le contrôle à jamais, le fameux « si je ne peux pas t'avoir, personne ne t'aura »), la planification et le passage à l'acte. Monckton-Smith démontre qu'une analyse de risque qui se contente de cocher des cases et néglige la chronologie et les dynamiques de la relation, passe trop souvent à côté de risques importants. C'est encore plus le cas quand la liste des signes d'alarme n'inclut pas le contrôle en soi comme facteur de risque. En effet, nombre d'outils d'analyse de risque ne considèrent pas la domination et le contrôle comme une forme de violence conjugale en soi, mais seulement quand ils sont accompagnés d'actes de violence. Or c'est précisément la perte de ce contrôle, par exemple quand la victime veut se séparer, qui agit en déclencheur de l'escalade de la violence. Le discours dominant sur les féminicides comme « crimes passionnels » construit le risque et la responsabilité des violences comme plutôt partagés entre les partenaires et rend invisible le contrôle comme élément central de la motivation au féminicide. Il faut donc une approche qui tient compte des rapports de pouvoir, des dynamiques de contrôle et de domination et des temporalités des relations violentes, ainsi que des professionnel.le.s qui tiennent les auteurs responsables de la violence et soutiennent les victimes plutôt que de leur dire qu'elles « n'ont qu'à partir », car cet article démontre bien que la séparation peut être fatale, et que si « elles ne partent pas », c'est qu'elles n'ont pas la protection nécessaire pour pouvoir le faire en toute sécurité.

Jane Monckton-Smith (2020). Intimate Partner Femicide: using Foucauldian analysis to track an eight stage relationship progression to homicide. Violence Against Women 26(11), pp. 1267-85.

Prochaines formations 

Tarifs et modalités d'inscription

Défense verbale pour femmes
Samedi 29 et dimanche 30 mai 2021
de 10 à 17h
En ligne
Prévention des violences dans le contexte professionnel
les jeudis 10, 17 et 24 juin 2021
de 10h à 16h
Garance ASBL
Résister à l'anti-féminisme
WE 12-13 juin 2021
de 10h00 à 17h
En ligne
Voir l'agenda
complet
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Programme d'été 

Tarifs et modalités d'inscription

Autodéfense pour femmes (en weekend) soleil
WE 3 + 4 juillet 2021
de 10 à 17h
garance ASBL, 1000 Bxl
Autodéfense pour femmes (en soirées) soleil
5, 6, 7 et 8 juillet 2021
de 18h à 21h
Garance ASBL, 1000 Bruxelles
Autodéfense pour filles de 10 à 12 ans soleil
Lundi 5 juillet 2021
de 9h30 à 16h30
Garance ASBL, 1000 Bxl
Autodéfense pour filles de 8 à 10 ans soleil
Samedi 10 juillet 2021
de 9h30 à 16h30
Garance ASBL, 1000 Bxl
Autodéfense pour femmes (en après-midi) soleil
12, 13, 14 et 15 juillet 2021
PM
Garance ASBL, 1000 Bxl
Autodéfense pour femmes en situation de handicap visuelsoleil
WE 31 juillet et 1 août 2021
de 10 à 17h
Garance ASBL, 1000 Bxl
Cyberautodéfense pour filles de 13 à 18 anssoleil
du 2 au 6 août 2021
de 9h30 à 16h
Garance ASBL, 1000 Bxl
Autodéfense pour femmes (en weekend) soleil
WE 7 et 8 août 2021
de 10h à 17h
Garance ASBL, 1000 Bxl
Résister à l'antiféminisme (en soirées) soleil
9, 10, 11 et 12 août 2021
de 18h à 21h
Garance ASBL, 1000 Bxl
Défense verbale (en weekend) soleil
WE 21 +22 août 2021
de 10h à 17h
Garance ASBL, 1000 Bxl

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