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Newsletter n° 94 – Février 2020

A la Une

Toutes en grève les 8 et 9 mars 2020 !

Quand les femmes s'arrêtent, le monde s'arrête. Garance soutient l'appel à la grève des femmes, initié le 8 mars 2019 par le Collectif 8 mars. Et nous serons présentes à la Manifestation nationale du 8 mars, à 14h, orchestrée par la Marche Mondiale des Femmes. Cette grève féministe invite les femmes à choisir une date et un moment pour tout lâcher et le faire savoir. Tout lâcher inclut également le travail reproductif et visibilise tout ce que les femmes font au quotidien pour que le monde continue à tourner. Vous trouverez toutes les revendications sur le site du Collectif 8 mars.

Mais la journée internationale de lutte pour les droits des femmes englobe aussi d'autres réalités qui elles, sont invisibilisées : celles que vivent les femmes racisées et les femmes en situation de handicap. C'est elles que Garance souhaite aussi mettre en une de ce mois de lutte pour les droits des femmes, de toutes les femmes sans exception.

Le 7 mars : les femmes sourdes organisent pour la toute première fois une journée des droits des femmes sourdes en non mixité. Au programme ? Rencontre avec des militantes féministes, conférences, workshops, ...

Le 8 mars : les Femmes Antiracistes organisent ensemble un bloc en non mixité choisie (sans personnes blanches, sans hommes cis) lors de la manifestation nationale prévue à 14h à la place de la Monnaie.


Garance en brèves 

C'est parti pour le projet européen !  

Garance coordonnera un projet européen de 2020 à 2021. Son but ? Rendre l'autodéfense féministe plus accessible aux femmes en situation de handicap. Fin janvier, le projet a démarré en beauté avec la réunion de coordination des sept organisations partenaires à Giessen en Allemagne. Durant deux jours, les partenaires ont planifié les activités à mettre en place, elles se sont imprégnées des règles de subvention européennes et ont trouvé un mode de fonctionnement inclusif malgré leurs vécus et réalités de terrain différentes en Allemagne, Belgique, France et Pologne. Un bel exercice de solidarité et de réseautage féministes que nous avons hâte de poursuivre!

Femmes vivant avec un handicap intellectuel : actrices de leur sécurité

Le 10 mars prochain, entre 10 et 13h, Garance vous invite à assister à la présentation du projet « Femmes vivant avec un handicap intellectuel, actrices de leur sécurité » qui poursuit cette année sa formation d’animatrices paires.  L’objectif du projet est de renforcer et rendre visibles les ressources des femmes en situation de handicap intellectuel concernant leur sécurité. Par l’approche de l’éducation par les paires, nous formons des femmes vivant avec un handicap intellectuel à animer des ateliers de sécurité pour leurs paires, aidée d’une accompagnante. Une nouvelle formation d’animatrices paires commencera en septembre 2020. La présentation du projet se fera dans les locaux de Garance. Ce sera l’occasion pour les professionnel.le.s et les femmes vivant avec un handicap intellectuel intéressé.es de découvrir ce projet de manière interactive : un binôme formé en 2018 sera présent pour faire une démonstration. Intéressé.e.s ? Envie de vous inscrire ? Besoin d’informations complémentaires ? Envoyez un mail à : dvagarance@gmail.com

Une nouvelle stagiaire chez Garance

Nous avons eu le plaisir d’accueillir Alix, notre nouvelle stagiaire. Elle vient de Toulouse et étudie le Master en études de genre. Alix soutiendra les membres de l’équipe dans leurs tâches quotidiennes et nous la remercions déjà de tout coeur pour son investissement et sa contribution au sein de Garance. Vous aurez le plaisir de la croiser la prochaine fois que vous passerez !

C'est arrivé près (ou très loin) de chez vous 

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Un féminicide évité… mais les questions demeurent

Fanny Appes, une athlète de 30 ans a été poignardée par son ancien compagnon. Elle subissait un véritablement harcèlement de la part de cet homme. Elle a abandonné son travail et mis fin à ses entraînements, elle a été forcée de déménager et… elle avait déjà porté plainte à sept reprises. Comme tant d’autres femmes, elle n’a pas été prise au sérieux et la police ne lui a pas assuré la protection qu’elle aurait dû recevoir. Est-il nécessaire de le rappeler ? La violence est utilisée pour asseoir sa domination. Ce ne sont pas des mésententes conjugales mais un système de domination contre lequel il est urgent de lutter.

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La violence faites aux femmes est partout

En France, les accusations de viol de la patineuse Sarah Abitbol à l'encontre de son ancien entraineur ont déclenché une nouvelle avalanche de révélations dans d'autres milieux sportifs. À la suite de #metoo, qui pointait clairement l'universalité des agressions, on constate une nouvelle fois que c'est bien (quasi) toutes et partout et qu'au-delà d'un individu (« pervers », « prédateur ») ou d'un milieu particulier (sport, cinéma,), les violences faites aux femmes sont partie intégrante d'un système: le patriarcat.

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Une proposition de loi interpellante

Trois députés Open-VLD ont déposé une proposition de loi visant à changer le code pénal en vue d’ y intégrer le viol des hommes par d’autres hommes et…par des femmes. Bien sûr que des hommes aussi peuvent être victimes de viol et qu'il doit leur être extrêmement difficile de porter plainte. Mail il demeure un fait imparable : la majorité de ces hommes victimes a été violée par d’autres hommes. Et pourtant, le chapeau de l’article du Soir induit de manière insidieuse que les femmes aussi violent des hommes. Et pourtant, quand on sait que 10% de femmes victimes osent porter plainte et que seulement 4 % des agresseurs sont condamnés, il est légitime de se demander quelles sont les priorités et que les revendications féministes  réitérées années après années comptent pour des prunes ? Pour comprendre les enjeux derrière tout cela, se replonger dans la brochure rédigée par Garance et Corps Ecrits : « Oui, mais les hommes aussi… »

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En Écosse, des juristes rejouent des procès sous l’angle féministe

Le « Scottish Feminist Judgements Project » veut répondre à des questions telles que : quelle aurait pu être l'issue de certains procès si les juges avaient adopté une perspective féministe ? Faut-il, et peut-on, repenser et modifier les textes de loi pour les rendre plus justes pour les femmes ? Trois chercheuses en droit à l’université d’Edimbourg se questionnent sur « comment la loi construit les concepts de vérité et d’autorité et aux mécanismes utilisés par les juges pour déterminer la pertinence d’un témoignage et établir des précédents, qui ne sont ni neutres, ni objectifs ». Le féminisme se situe au cœur de leurs réflexions entre les liens qu’il entretient avec le genre, les lois et les systèmes judiciaires et réécrire les lois selon une perspective féministe. La loi peut-elle être féministe ? C’est notre grand souhait !

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Enfin du code de droits des femmes !

L'asbl Fem&Law publie un ouvrage « Droits des femmes. Code commenté (Ed. Larcier, 2020) » et requestionne l’égalité des femmes et des hommes en 2020 du point de vue de la loi. La loi est-elle neutre ? Non elle ne l’est pas. En publiant ce code, les trois autrices visent à pointer dans le droit belge les résidus d’une vision patriarcale de la société et de donner à celles et ceux qui appliquent les lois de ne pas reproduire des discriminations et des inégalités. Fem&Law organise une conférence consacrée à cet ouvrage le 5 mars à 17h.

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Appel à témoignages

La Fédération des Centres de Planning familial des FPS lance un appel à témoignages sur le cyber-harcèlement sexiste. Vos témoignages leur permettront de mieux cerner ce phénomène et de le contrer. Votre témoignage sera anonyme et utilisé dans le cadre de ce projet.

La science dit  

Le contrôle coercitif et la capacité d'agir  

Chez Garance, nous sommes jalouses de pays où la recherche académique se met plus souvent au service du mouvement féministe. Surtout lorsque sont fournies des informations très importantes pour réfléchir à nos pratiques de terrain et formuler des revendications. C’est ce que démontre un récent projet de recherche anglais, une coopération entre Solace Women's Aid, un service féministe pour femmes victimes de violence, et le Child and Woman Abuse Study Unit à Londres. Pendant trois ans, les chercheuses ont suivi 100 femmes victimes de violence conjugale, accompagnées par Solace, et qui avaient quitté leur partenaire violent. Les chercheuses ont pu construire les trajets de reconstruction de ces femmes et identifier des obstacles et des facteurs aidants. Parmi les plus importants : la violence continue de l'ex-partenaire (dans plus de 90% des cas), le manque de soutien efficace des autorités contre lesquelles les femmes ont plutôt dû se battre et la longue attente pour trouver un logement, ce qui retarde la reconstruction d'une vie stable pour les femmes et les enfants durant des années. On voit aussi l'impact néfaste de l'érosion des mesures de protection spécifiques au genre et les politiques d'austérité menées. Nombre des femmes suivies dépendaient du soutien informel de leurs réseaux familiaux, ainsi que des banques alimentaires et autres institutions charitables. Ce qui a aidé les femmes sur leur chemin vers l'autonomie a été l'accès à des professionnel.le.s qui ont compris réellement les mécanismes et impacts de la violence conjugale et qui avaient des outils pour les déjouer. Pour les femmes, il était important de pouvoir accéder des services très diversifiés, et cela à tout moment de leurs longs parcours, afin de trouver des solutions sur mesure. Cette approche féministe et globale a aidé les femmes à retrouver un sentiment de sécurité, à naviguer au travers du système complexe des administrations publiques et de surmonter l'impact à long terme de la violence sur elles-mêmes et leurs enfants. L'étude démontre ainsi que l'intervention de crise qui se focalise sur la réduction des risques à court terme, mesure qui est prônée aussi en Belgique, n'aide pas suffisamment les femmes à sortir du cycle de la violence.

Liz Kelly, Nicola Sharp-Jeffs, Renate Klein (2019). Finding the Costs of Freedom : How women and children rebuild their lives after domestic violence. London, CWASU.

On a lu, vu, écouté pour vous...  

Une exposition sur le féminisme au musée BELvue 

Le Centre d’archives et de Recherches pour l’Histoire des Femmes présente l’exposition temporaire Le féminisme des années 1970 en Belgique. Début des années 1970. Les féministes sont dans la rue et exigent pour les femmes l’égalité dans la famille, à l’école, au travail et dans la loi. Mais elles portent également un nouveau regard sur le corps en dénonçant les violences et réclamant une sexualité épanouie et le droit à la contraception et la maîtrise de sa fécondité. Une militance qui, 50 ans plus tard, reste ancrée dans l’actualité. Car oui, il reste encore beaucoup à faire pour une société égalitaire. Une exposition à découvrir jusqu’au 24 mai 2020. "

Début des années 1970. Les féministes sont dans la rue et exigent pour les femmes l’égalité dans la famille, à l’école, au travail et dans la loi. Mais elles portent également un nouveau regard sur le corps en dénonçant les violences et réclamant une sexualité épanouie et le droit à la contraception et la maîtrise de sa fécondité. Une militance qui, 50 ans plus tard, reste ancrée dans l’actualité. Car oui, il reste encore beaucoup à faire pour une société égalitaire. Une exposition à découvrir jusqu’au 24 mai 2020.

Activités de Garance 

Tarifs et modalités d'inscription

A Bruxelles 

Entraînement mensuel : En voyage
Lundi 9 mars 2020
de 19 à 21h
Garance ASBL, 1000
Défense verbale pour femmes
Samedi 14 et dimanche 15 mars 2020
de 10 à 17h
Garance ASBL, 1000
Autodéfense pour femmes
Samedi 28 et dimanche 29 mars 2020
de 10h à 17h
Garance ASBL, 1000
Le harcèlement sexiste au travail
16 et 23 avril 2020
de 9h30 à 16h30
Garance ASBL, 1000

En Wallonie 

Autodéfense pour filles de 12 à 14 ans
Dimanche 15 mars
de 9h30 à 16h30
MJ Chez Zelle, Louvain-la-Neuve
Résister à l’anti-féminisme
Samedi 28 de 10h à 17h et dimanche de 9h30 à 16h30
MJ Chez Zelle, Louvain-la-Neuve
Entrainement filles
Samedi 4 avril 2020
de 10 à 13h
MJ Chez Zelle, Louvain-la-Neuve
Entraînement femmes
Samedi 4 avril 2020
de 14 à 17h
MJ Chez Zelle, Louvain-la-Neuve
Voir l'agenda
complet

Activités du CVFE, Liège 

Autodéfense pour femmes
we des 7 et 8 mars 2020
A partir de 9h
educperm@cvfe.be, ou 04/223 6818

Garance en sera 

« Tu l’as bien cherché » Festiv’OPAC :
Lundi 9 mars 2020
A partir de 14h
ULB, bruxelles

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